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L’Alchimiste Torréfacteur ouvre un (véritable) coffee shop à Bordeaux !

24 août 2016
alchimiste torrefacteur my little spoon

Coffee shop, café shop, café boutique… On peine à trouver le terme juste, nous Français, pour qui « coffee shop » renvoie systématiquement à Amsterdam et à ses fameux lieux de consommation de cannabis. Or dans tous les pays anglophones, aux USA, en Australie, en Nouvelle Zélande, au Canada et j’en passe, un coffee shop est aussi un café (lieu) où justement le café (produit) est au centre de toutes les attentions. Il est au cœur de la chaîne : on le sélectionne en amont, on le torréfie sur place puis on le sert dans les règles de l’art. L’exigence de qualité est extrêmement pointue. Un pur produit de cette fameuse « troisième vague » du café, dont je vous parlais dans un précédent article sur L’Alchimiste.

« La troisième vague est née dans les années 2000, aux Etats-Unis, poussée par des amateurs capables de reconnaître une variété de grain par rapport à une autre. On met alors en avant la notion de terroir pour le café, comme pour le vin. Un café c’est un terroir, une variété botanique, une altitude et un climat. On tend vers la haute qualité, le respect du produit, l’engagement véritable. C’est aussi la fin du monopole de l’expresso, avec le retour des méthodes douces, des infusions, comme le café filtre. »

Alors pour Arthur Audibert, torréfacteur de la troisième vague, ouvrir son propre lieu de consommation était dans la continuité naturelle de sa démarche. Dans son café boutique fraîchement ouvert rue de la Vieille Tour à Bordeaux, il sélectionne, torréfie (pas sur place mais non loin de là à Darwin), et sert son café dans les règles de l’art. Pile poil dans la tendance.

Et dans une ville en pleine expansion comme Bordeaux, qui dit tendance dit généralement prolifération du concept. Honnêtement, si j’avais le temps, je ferais bien volontiers la tournée des nouveaux cafés, mais je n’ai pas ce luxe. J’en connais de très chouettes, comme le Black List ou le SIP. Je suis sûre qu’il va y en avoir de plus en plus et c’est tant mieux ! N’empêche que je ne suis pas sûre qu’ils aient tous la main sur l’intégralité de la chaîne (hormis la production de café évidemment). En ce sens notre Alchimiste est un puriste. Mais le débat est ouvert : un véritable coffee shop torréfie-t-il forcément son café ?

Jungle colombienne et Dunes Blanches du Cap Ferret

Le décor de L’Alchimiste Torréfacteur est lui-aussi typiquement dans les codes du coffee shop « 3ème vague » : parquet massif, bois clair, comptoir carrelé blanc, panneaux d’affichage façon vieux cinéma américain. La grosse originalité vient de l’arrière-salle surélevée, tapissée d’un paysage de jungle colombienne luxuriante et sauvage, clin d’oeil au terroir d’origine du café. La touche déco de très bon goût (on voit que sa compagne Virginie a le sens du détail) : des tables somptueuses réalisées avec des chutes de 8 marbres différents.

A la carte. Du café de L’Alchimiste sous toutes ses formes : espresso (2€), espresso micro lot, cortado, cappucino, flat white, latte (vache, soja ou amande), filtre V60 (3,50€) et filtre V60 Geisha (le top du top).
Et puisque quand on est torréfacteur, on n’est pas cuisinier (ni pâtissier), plutôt que de faire appel à Metro, on fait appel à ceux qui cuisinent : des tartes et viennoiseries de chez Gaston, des pâtisseries faites par Marie de Beau est bon et des Dunes Blanches de chez Pascal (installé juste en face rue de la Vieille Tour).

En un mot, une belle adresse à découvrir du mardi au samedi de 8h à 18h, avant tout pour un bon café.

L’Alchimiste Torréfacteur
12, rue de Vieille Tour
33000 Bordeaux
alchimiste-cafes.com

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